Un petit tour dans mon dressing…

Tout en noir, sous les palmiers

Je descends l’avenue sans regarder l’heure, en t-shirt noir et short ceinturé, mon cabas qui tinte à chaque pas. L’air devient plus doux et la pierre garde encore la chaleur du jour. Je m’accorde un banc, puis un détour, puis une autre pause sans raison. À vingt-quatre ans, je trouve toujours une minute de plus pour les soirées qui commencent bien.

Léna marche près d’un passage piéton en regardant l’objectif, en t-shirt noir, short ceinturé et sandales à talons, cabas à l’épaule, devant les palmiers.
Je prends le détour, juste pour rester encore un peu.
Léna accroupie face à l’objectif en t-shirt et short noirs, cabas à l’épaule et sandales à talons, sur une avenue bordée de palmiers.
Je trouve toujours une excuse pour prolonger la balade.
Léna accroupie de trois quarts sur le trottoir, en ensemble noir et sandales à brides, avec un cabas et des passants flous derrière elle.
Je parie sur une glace au prochain carrefour.
Léna marche vers l’objectif en t-shirt noir, short ceinturé et sandales à talons, son cabas à l’épaule, entre les palmiers et les voitures.
Je donne le tempo, mes talons font le reste.
Léna est assise jambes croisées sur un banc de pierre, en tenue noire et sandales à talons, avec son cabas contre elle.
Je décrète cinq minutes de vacances sur ce banc.
Les pieds de Léna aux ongles rouges portent des sandales noires à talons sur le dallage, près d’un cabas noir matelassé.
Je reconnais mes clés rien qu’au petit tintement.
Léna accroupie regarde de profil, cheveux attachés, en t-shirt noir et short ceinturé, avec un cabas et des sandales sur le trottoir.
Je sens la brise jusque dans mes boucles d’oreilles.
Léna se tient contre un tronc de palmier, chevilles croisées, en t-shirt et short noirs, cabas à l’épaule et sandales à talons.
Je confirme, l’écorce chatouille un peu.
Léna se penche pour ajuster la bride d’une sandale noire, un pied levé, cabas à la main, sur le trottoir bordé de palmiers.
Je négocie encore deux rues avec cette petite bride.
Léna est assise sur le rebord de pierre d’un palmier, jambes croisées, en tenue noire et sandales, son cabas posé à côté.
Je laisse passer le bruit, je garde la douceur.
Léna accroupie de dos tourne la tête vers l’objectif, en t-shirt et short noirs, sandales à talons et cabas, sur l’avenue bordée de palmiers.
Je me retourne dès que j’entends mon prénom.
Léna debout de trois quarts regarde l’objectif, en t-shirt noir, short ceinturé et sandales à talons, avec son cabas devant une rangée de palmiers.
Je fais semblant de savoir où je vais.
Portrait rapproché de Léna face à l’objectif, cheveux détachés, créoles et t-shirt noir, avec les palmiers et les passants flous en arrière-plan.
Je garde son dernier message pour le relire ce soir.
Léna assise sur une marche devant un rideau métallique, en t-shirt et short noirs, jambes croisées et sandales à talons, cabas près d’elle.
Je m’installe deux secondes, la pierre est encore tiède.
Léna accroupie en tenue noire et sandales à talons, cabas à l’épaule, les cheveux éclairés à contre-jour sur une avenue bordée de palmiers.
Je promets de rentrer après le prochain rayon.